De Soi à Soi.

On peut se poser la question fondamentale: « exister ou vivre » ?


Une majorité de personnes passent leur vie (oui, le verbe “passer” est assez révélateur) sans jamais se poser de questions, sans jamais -ne serait-ce qu’une fois- réfléchir au sens que toute cette traversée de vie pourrait avoir.


Dans cette optique, souvent coupées des émotions, les étapes bien pré-définies s’enchaînent: l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte, la retraite et la fin de vie.

Il n’y a pas de questionnements, la vie se déroule, et le constat le plus fréquent est «La vie? c’est comme ça ».


Quelques fois, le réveil se fait à l’approche de la mort, la peur fait resurgir des regrets, le manque de ne pas avoir assez aimé, donné ou de ne pas avoir vécu selon ses envies...

Donc beaucoup de gens existent, mais combien vivent la vie ?

Vivre est tout l’inverse du temps qui passe, vivre serait ressentir la vie, à chaque instant. Un moment présent sans cesse renouvelé.


Je crois qu’il ne faut pas courir après le bonheur, mais plutôt éliminer ce qui rend malheureux pour accéder au bien-être. Courir après le bonheur serait comme une promesse illusoire de ne plus jamais ressentir de tristesse.


Nous sommes des êtres vivants, donc traversés par les émotions, contre lesquelles nous luttons.

Plus nous luttons, plus les événements de la vie sont douloureux.

Bien sur, le curseur de l’évaluation de son bien-être est relatif à la conscience que l’on a de ses ressentis.


Force est de constater que beaucoup sont dans un déni puissant qui leur fait penser qu’ils sont heureux, tout en pensant, agissant et parlant de manière négative et néfaste!

C’est un premier point important: si vous passez votre temps à vous plaindre, à critiquer les autres, à être en colère, à vous comparer ou à rabaisser les autres pour vous valoriser, il y a de fortes chances que vous ne soyez pas heureux dans votre vie.

Énergétiquement la règle est sans appel: lorsque nous sommes bien dans ce que nous vivons, nous développons compassion, générosité et joie de vivre!


D’autre part, si vous constatez une certaine addiction (ce dont on ne peut se passer) comme le travail, le sexe, le shopping, la nourriture, l’alcool, le sport, les jeux ou la drogue, il y a de fortes chances que vous soyez dans une fuite de vous-même!

La société a tendance à mettre en valeur les gens aux comportements d'addicts en les qualifiant de 'bons vivants', tant la surconsommation est bénéfique pour l’économie du pays !

Plus les gens sont malades, plus la publicité vous vend le produit guérisseur!

Se sentir bien est loin de tout cela.

Laissons le « bon vivant » au profit du « bien vivant »

Le travail sur soi est une démarche qui nous aide à trouver un sens à notre vie, et à devenir qui nous sommes vraiment.

La première étape nous invite à apprendre à se connaître.

Nous pensons tous nous connaître, « quand même à mon âge, je sais qui je suis ! »

Nous pensons être libre de nos choix alors que nous agissons pour que la famille nous aime, pour en mettre plein la vue aux amis ou pour répondre aux dictats d’une société basée sur le consumérisme.

Attention aux évidences, elles sont souvent trompeuses, le nombre de fois aussi où j’entends « évidemment qu’il faut être positif » tout en décrivant le verre à moitié vide de leur vie!

Un tri s’impose, entre tout ce que l’on a reçu comme croyances limitantes via le transgénérationnel, toutes les émotions refoulées de l’enfance et toutes les peurs handicapantes, nous sommes souvent bien loin de qui nous sommes vraiment et nous nous identifions (à tort) à notre égo qui n’est qu’un masque, certainement pas notre véritable nature !


La peur de trahir une lignée familiale qui a toujours “fonctionné comme cela” est comme un boulet de 10 kg accroché à votre pied. Vous allez devenir, par exemple, dentiste, alors que vous rêvez d’être reporter humaniste!

Si vous ne souhaitez pas passer 30 ans avant d'accéder à votre authenticité et faire vos choix en toute liberté, un travail sur soi, accompagné, est conseillé.


C’est en sachant profondément qui l’on est que l’on passe à la deuxième étape; s’accepter.

La racine de la souffrance est la non-acceptation.

Certains pardons (envers les autres et envers soi-même ) sont souvent nécessaires pour arriver au stade de l’acceptation de soi;

Je crois profondément qu’on ne pardonne pas parce que l’autre est pardonnable, on pardonne pour ressentir la paix intérieure.

On acceptera de regarder ses forces et ses faiblesses avec bienveillance, on sera doux avec son imperfection et par conséquent on acceptera l’imperfection des autres.

On sera capable d’accueillir ses émotions, on appliquera le verre à moitié plein le plus souvent possible dans sa vie.

On prendra ce que la vie nous amène comme une opportunité à apprendre, à guérir ou à vivre la joie.


Il se pourrait que la gratitude soit la base même du bonheur ;)


La troisième étape, et non des moindres: s’aimer.

« Vous êtes votre plus grande histoire d’amour ». Si vous ne vous apportez pas vous même tout ce dont vous avez besoin, vous allez devenir un mendiant de l’amour, vous allez réclamer insidieusement aux autres de vous valider en tant que personne !

Ce taf c’est à vous de le faire. Les autres ont le leur !

« On ne peut donner que ce que l’on possède déjà ». Vous ne pourrez donc jamais aimer sincèrement les autres si vous ne vous donnez pas l’amour dont vous avez besoin.

Il est important de différencier amour de soi et égoïsme.

L'égoïsme c’est se faire du bien sans prendre en considération les autres, « peu importe ce que les autres ressentent, je m’en fiche, je fais ce que je veux! »

S’aimer c’est être bienveillant et doux avec soi-même, c’est s’occuper de son être en priorité et être heureux de la personne que l’on est.


Cet état de bien-être permet d’être à l’écoute des autres et de les aimer sincèrement.

La finalité du travail sur soi (même si on peut toujours approfondir) réside dans la réalisation, dans la mise en action, de la vie que l’on veut vraiment vivre.

Libéré des blocages, et du regard des autres, on peut vivre et créer en totale cohérence avec qui l’on est vraiment et jouir de la vie dans sa propre vérité.

Une vie réussie n’a rien à voir avec des possessions matérielles, une vie réussie est une vie libre.


La liberté d’être soi-même est le plus grand cadeau que l’on puisse se faire.
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